La chiropraxie est internationalement reconnue pour la sécurité des soins prodigués par les chiropracteurs diplômés. Elle compte parmi les traitements non-invasifs les plus efficaces pour venir à bout des douleurs neuro-musculo-squelettiques.
Tout acte de soin présente cependant un risque que le professionnel est formé à évaluer afin d’en minimiser tant la gravité que la fréquence. La probabilité que se produise un événement indésirable fait partie des éléments que le chiropracteur prend en compte pour évaluer la pertinence d’un acte : il compare le risque au bénéfice attendu pour la santé du patient.
Le traitement par manipulation vertébrale ou articulaire peut entraîner des troubles bénins tels des douleurs générales ou locales pouvant durer de quelques heures à trois jours ; des courbatures, une gêne passagère au niveau de la zone traitée, une grande fatigue, ou encore des manifestations de type œdème, hématome ou ecchymose. Ces effets se révèlent de moins en moins fréquents.
Une aggravation de la lésion avec douleurs difficile à supporter, une fracture de côte ou de vertèbre, une sciatique compliquée, voire une névralgie cervico-brachiale (avec ou sans atteinte d’un nerf) sont rapportés parmi les risques modérés.
Selon certaines publications médicales, des cas d’accidents vasculaires cérébraux pourraient être liés à une manipulation du rachis cervical. Selon d’autres publications, il n’y aurait pas de lien entre les deux. Ce risque serait exceptionnel, de l’ordre de 8 cas sur un million. Néanmoins, le lien de causalité n’a jamais été établi avec certitude par la littérature et il est probable que dans la majorité des cas rapportés, l’accident vasculaire cérébral ait été en cours de constitution avant la séance et à l’origine des symptômes qui vous ont amené à consulter.
Pour cette raison, il est possible que votre chiropracteur vous oriente vers votre médecin traitant ou un radiologue pour que celui-ci vous prescrive et réalise un examen avant toute manipulation du rachis cervical.
Doivent également être signalés un risque de syndrome de la queue de cheval entraînant des troubles ou une paralysie des sphincters (très rare), voire une paralysie d’une jambe ou des deux ainsi qu’un risque de myélopathie par compression de la moelle épinière (excessivement rare).
Il convient, pour appréhender la justesse du recours à la chiropraxie, de l’envisager au regard de votre état de santé et des risques associés aux alternatives thérapeutiques (médication, chirurgie) existantes pour les mêmes pathologies. Votre chiropracteur est à votre écoute pour évaluer le rapport bénéfices/risques des traitements qui vous sont proposés.
Le chiropracteur ajustera sa prise en charge selon le motif de consultation et l’état connu du malade. Il est donc important de ne rien cacher de votre historique médical et de votre consommation médicamenteuse (contraception, anti-coagulants, chimiothérapie...). D’autres consommations doivent également lui être signifiées (tabac, alcool, stupéfiants).
Votre chiropracteur est un professionnel de confiance. Ce dernier est soumis au secret médical. N’hésitez pas à lui poser vos questions, à lui manifester vos réserves et inquiétudes avant de vous engager dans le traitement chiropratique.
Après la séance, en cas de doute sur les effets post-traitements, vous êtes invité à contacter votre chiropracteur ou si celui-ci n’est pas disponible, votre médecin traitant ou les urgences via le 15 (voire les pompiers via le 18).